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Lagune

Etendue d'eau, généralement peu profonde, qui longe la mer dont elle est séparée par une bande étroite de terre dite « Cordon littoral », et avec laquelle elle est en général en communication par des passes étroites ensablées en période d'étiage. Elle est en général alimentée en eau douce à partir d'un bassin versant qui lui est propre. Des échanges avec la mer rendent souvent son eau plus ou moins saumâtre suivant les saisons (par des « passes » ou « graus »). On peut y pratiquer l'aquaculture et des activités de loisir. Les lagunes sont fréquentes sur les rivages de mers sans forte marée et à riches apports sédimentaires (par exemple, la Méditerranée, le Golfe de Guinée, l'est du Deccan ou de Madagascar, le Mozambique, l'Australie du sud, la Floride, le Golfe du Mexique, le Rio Grande do Sul). On parle aussi d' « étang côtier ».

Source : d'après Commissariat général du plan.
Laisse

Désigne la limite extrême atteinte par la mer en un jour déterminé. La Laisse des plus basses eaux (LBE) est la limite des terres toujours submergées. Elle est distante de plus de 100 mètres de la laisse des plus hautes eaux (sinon elle n'est pas saisie) et en dehors des estuaires (où une ligne arbitraire fermant l'estuaire est saisie à la place de la laisse des plus basses eaux). Dans le cas des îles émergées seulement à marée basse, elle n'est saisie que si elle délimite une zone d'une superficie supérieure ou égale à 4 hectares. La laisse des plus hautes eaux (LHE) est la limite des terres jamais recouvertes par la mer. La continuité est assurée sur l'ensemble de la banque de données Carthage (jeu de données de référence sur l'hydrographie). Dans le cas des îles, elle n'est saisie que si elle délimite une zone d'une superficie supérieure ou égale à 1 hectare.

Source : d'après Onema et OIEau.
Lame de fond
Phénomène suivant lequel une onde interne parvenant à la côte provoque une surélévation parfois très forte (jusqu'à 2 m) et assez durable du niveau moyen instantané de la mer.
Source : d'après Ifremer.
Large
Partie de la mer sur laquelle on ne dispose plus de repères à terre.
Source : d'après Ifremer.
Ligne de base

Désigne, le long des frontières d'un état maritime, la ligne brisée définie par le Gouvernement, joignant entre elles les terres émergées les plus avancées. C'est à partir de cette ligne que sont tracées les limites des eaux territoriales (6 milles), de la zone de pêche exclusive (12 milles) et de la Zone économique exclusive - ZEE (200 milles).

Source : d'après Ifremer.
Limite de salure des eaux (LSE)
Délimitation entre eaux marines et eaux fluviales. La limite de salure des eaux (LSE) constitue, dans les estuaires, la frontière entre le champ d'application de la réglementation de la pêche maritime et de la pêche fluviale. La limite de salure de l'eau des fleuves, rivières et canaux est déterminée par les décrets du 4 juillet 1853 (pour la mer du Nord, manche, Atlantique) et du 19 novembre 1859 (pour la Méditerranée). Elle est décidée après analyse de la salinité de l'eau en plusieurs points. Le décret 75-293 réglemente l'exploitation de la chasse sur le domaine public maritime et sur la partie des cours d'eau domaniaux située à l'aval de la limite de salure des eaux. C'est donc une limite qui est utilisée dans la réglementation lorsqu'il s'agit de traiter des espèces vivantes.
Source : d'après Ifremer.
Limite des eaux douces

Endroit du cours d'eau où, à marée basse et en période d'étiage, le degré de salinité augmente sensiblement par suite de la présence de l'eau de mer.

Source : d'après Ministère chargé de l'écologie.
Limite transversale de la mer (LTM)

Ligne distinguant essentiellement le domaine public maritime (à son aval) du domaine public fluvial (si le cours d'eau considéré est domanial) ou du domaine privé des riverains (à son amont). La limite transversale de la mer (LTM) est la véritable limite en droit interne de la mer, et c'est celle qui sert de référence pour déterminer les communes "riveraines de la mer" au sens de la loi Littoral. Le décret n° 2004-309 du 29 mars 2004 relatif à la procédure de délimitation du rivage de la mer, des lais et relais de la mer et des limites transversales de la mer à l'embouchure des fleuves et rivières définit la procédure applicable.

Source : d'après Ministère chargé de l'écologie.
Linéaire côtier
Longueur développée de la côte. La mesure du linéaire côtier suppose qu'un certain nombre de choix préalables soient faits : prendre l'enveloppe de la terre ferme ? quel zéro choisir : celui du Service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM) ou celui de l'Institut géographique nationale (IGN) ? tenir compte de la laisse des pleines mers de vives eaux ? conserver toutes les îles ? que faire pour les estuaires ?.
Source : d'après Ifremer.
Littoral
Pour certains, ceinture des terres émergées et des aires toujours submergées. Pour d'autres, le littoral se restreint au trait de côte, à l'estran, ou au contraire s'étend à toutes les terres qui sont influencées par la présence de la mer. D'un point de vue juridique, le littoral est l'ensemble des sites naturels en bordure de mer dont la situation particulière confère une qualité exceptionnelle très estimée et qui mérite d'être protégée.
Source : d'après Ifremer.
LSE - voir "Limite de salure des eaux"
LTM - voir "Limite transversale de la mer"
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